Depuis l’antiquité, on procédait aux inhumations au plus près des églises. C’est ainsi que se sont formés les cimetières (du grec Koimeterion, qui signifie lieu de couchage). On trouve encore ce type de disposition en France, comme au Pays basque.
Une délocalisation demandée par le Louis XVI
Si un lieu de culte est attesté dès 1058 au moins, l’église actuelle de Landeronde (Vendée) a été bâtie de la fin du XIIIe siècle au début du XIVe et a donc eu, pendant plus de six cents ans, son cimetière là où se trouve aujourd’hui un parking d’une vingtaine de places.
Quelques années avant la Révolution française, le Roi de France, Louis XVI, faisait le constat que ces cimetières au cœur des villes et villages posaient un problème de santé publique, notamment pour les habitations environnantes mais aussi et surtout pour les nappes phréatiques, dans lesquelles venaient souvent, se déverser des effluents nauséabonds et pathogènes. Le 20 mars 1776, une déclaration royale du souverain français obligeait donc les villes et les bourgs du royaume à déplacer hors des bourgs les cimetières. Ces déplacements ont parfois été mal accueillis par la population.
À Landeronde, ce déplacement aura lui mis beaucoup de temps à devenir effectif, puisqu’il faudra attendre les années 1930…








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